Inspiring time : Les femmes exhortées à s’imposer dans la société par la formation

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Flavie Lombo à d. directrice de Clavis Atlas Institut et une des communacatrices, madame Ebina Ikama.

La conférence organisée par Clavis Atlas Institut a suscité des débats autour du thème femmes, climat et avenir durable, le 12 mars 2022 à Brazzaville, dans le but de rappeler le combat pour les droits des femmes et du rôle qu’elles peuvent jouer pour le changement.

La femme aujourd’hui ne devrait plus attendre qu’on lui apporte une chaise, elle apporte la tienne, elle-même, conçoit Clavis Atlas Institut. C’est dire que la femme congolaise se doit d’être dynamique et émancipée, ne plus attendre d’être servie mais de se battre et de trouver gain de cause. Une des armes pour faire face : la formation.

<< La femme est encore loin d’obtenir les 30 % qui lui reviennent… Je suis étonnée que la femme ait a à mener ce combat dans l’humanité alors qu’elle est le seul être humain capable d’être multiple. Lorsqu’on catégorise, la femme est à environ la moyenne de ces neuf intelligences sinon au-delà. Ce que l’homme n’a pas. Il brille par une intelligence, mais ne brillera pas par multiples intelligences. C’est ainsi que l’homme paraît comme être d’exception et la femme un être établi>>, a indiqué Flavie Lombo, directrice de Clavis Atlas Institut, lors de sa prise de parole. Elle a expliqué que le thème « femmes, climat et avenir durable « , de cette conférence n’est que la reformulation du thème international de la journée du 8 mars, << l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Le climat dans cet énoncé regorge double sens, il s’agit du climat des changements climatiques et celui du monde des affaires, ou professionnel lié à la femme si elle doit répondre à l’avenir pour le développement durable.

Flavie Lombo a posé quelques interrogations telles que : Quelle est la véritable place de la femme au sein de la lutte contre les changements climatiques ? Comment la femme s’implique et s’investit pour arracher ses droits ?

A suivi l’intervention de madame Ebina Ikama, Conseillère en entrepreneuriat féminin. Elle a dénoncé les difficultés que les femmes rencontrent dans leur processus entrepreneurial, liées aux financements et au « droit de cuissage ». Malgré cet aspect peu reluisant, madame Ebina Ikama a proposé/sollicité l’initiation à l’entrepreneuriat des jeunes surtout les jeunes filles. Une proposition qui a fait réagir Flavie Lombo, qui a précisé que tout le monde n’est pas appelé à entreprendre. Il vaut mieux débuter par l’intrapreneuriat, un procédé déterminant avant d’effectuer le passage vers l’entrepreneuriat. À en croire Flavie Lombo, l’intrapreneuriat est très souvent mis de côté.

L’inspiring time a été aussi animé par l’honorable député Charlotte Opimba, qui a dans son intervention touchée la problématique du manque de formation au sein des femmes qui doivent s’impliquer et s’imposer afin de trouver des solutions à des problèmes liés aux défis environnementaux. Créer des fonds pour soutenir la femme rurale face aux défis environnementaux par exemple.

D’autres interventions ont été développées comme celle du spécialiste en environnement, Koumba Parfait du PNUD qui a évoqué les efforts consentis par le Congo en matière de protection de l’environnement : la gestion durable des forêts avec la promulgation du nouveau code forestier et d’autres conventions internationales. << Combien de femmes participent aux cops et qu’apportent elles ?>>, s’est questionné le panéliste.

Le rôle de la femme architecte dans la lutte contre le réchauffement climatique, serait de veiller aux matériaux de construction qui doivent être durable, selon l’architecte écologue, Docteur Carine Batika, une autre des communicatrices de la conférence. << On doit en réalité repartir vers notre histoire pour déterminer nos modes de construction. Actuellement ce qu’on a construit n’avance pas… Il nous faut revenir à notre identité pour pouvoir vivre dans un environnement qu’on apprécierait>>, a-t-elle signifié.

Quant à Roseline Tchicaya Nombo, DRH et directrice juridique au CFCO, elle a dans son exposé, laissé entendre que les femmes, par l’éducation doivent de manière égale élever les enfants, cela serait un début d’atténuation d’inégalités ; Pour lutter contre les changements climatiques, passer par la modification des comportements, tel qu’arrêter de brûler les déchets le soir parce qu’à ce moment-là, les végétaux libèrent le CO2. ; Autonomiser les femmes et filles, car elles sont leaders du changement.

Un inspiring time qui a été caractérisé par des interventions enrichissantes. Un instant qui a été semblable à une graine plantée sous terre et qui apparaîtra le lendemain.

Signalons que Clavis Atlas Institut est un réseau de formateurs basés au Congo et ailleurs, qui donne la possibilité aux demandeurs de formation d’être formés dans de grandes universités de l’étranger sans effectuer aucun déplacement grâce à la technologie hybride.

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